Dans un communiqué paru le 23 janvier, le Modef demande des prix planchers, rémunérateurs et garantis, pour les produits agricoles alors que les discussions entre les industriels de l’agroalimentaire et les distributeurs se terminent le 31 janvier. «Depuis plusieurs semaines, le monde agricole se retrouve sous pression. La loi Egalim 2 devait apporter certaines réponses mais malgré la contractualisation, les prix agricoles sont en baisse (-31,3 % en céréales, -8,4 % en vins, -8,5 % volailles, - 4,3% en gros bovins, - 11,2 % oeufs). Les coûts de production sont à des niveaux très élevés, l’électricité va augmenter de 10 % au 1er février», égrène le syndicat. Outre la fixation de prix planchers rémunérateurs garantis, il réclame l’encadrement des marges de la grande distribution et des transformateurs agroalimentaires (coefficient multiplicateur). Le Modef appelle à un véritable «plan d’urgence alimentaire anti-inflation» et la création d’un budget spécifique pour la «souveraineté alimentaire». Il se positionne aussi sur la réduction progressive de l’avantage fiscal du GNR en demandant son maintien sur les 10 000 premiers litres. Il s’agirait aussi de maîtriser les productions en instaurant des quotas afin de les réguler et de stopper les diverses négociations commerciales (Tafta, Ceta, Mercosur, Nouvelle-Zélande).
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