Dans une thèse publié sur le site Théses.fr, Camille Luis, doctorante à l’université Paris-Saclay, a étudié les leviers productifs et commerciaux nécessaires pour accompagner la transition agroécologique des maraîchers aux Antilles françaises. La démarche mêle les données issues du recensement agricole et d'enquêtes de terrain. Elle s'articule autour de trois objectifs: caractérisation des exploitations maraichères en termes de pratiques productives; étude des choix de commercialisation et de leur impact sur la durabilité des exploitations; et enfin analyse de l'interdépendance des agriculteurs avec les autres acteurs de la filière. La thèse souligne «le potentiel des pratiques agroécologiques et, dans une certaine mesure, de la vente directe pour répondre aux objectifs de transition». «Favoriser l'adoption et la diffusion de ces innovations productives et commerciales est alors indispensable pour la transition agroécologique», selon son auteure. Cependant, elle met aussi en évidence l'hétérogénéité des exploitants maraîchers et le rôle clé de leurs caractéristiques individuelles dans l'adoption et la diffusion de ces innovations. «Les collectifs agricoles, notamment les organisations et associations de producteurs, apparaissent comme incontournables pour accompagner les agriculteurs dans cette transition», est-il indiqué. «Appuyer ces collectifs et structurer la filière maraîchère est ainsi nécessaire pour assurer l'accès des agriculteurs à de multiples ressources et favoriser la transition agroécologique.»
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