Pour assurer la sécurité alimentaire sur le long terme, «il est important d’aider les agriculteurs en utilisant l’innovation et les nouvelles techniques génomiques (NBT, NDLR)», a déclaré le 16 septembre, Zdenek Nekula, ministre tchèque de l’Agriculture, lors de la réunion informelle à Prague. «Il faudra pour cela modifier le cadre législatif européen sur les techniques modernes d’élevage» conseille-t-il. Et d’ajouter que «l’UE a besoin de cultures qui résistent à la sècheresse, au gel, aux maladies, aux nuisibles. De nouvelles variétés sont nécessaires, qui requièrent moins de pesticides et d’engrais artificiels. Il nous faut ainsi des règles modernes pour nous assurer que la production soit sûre et protège l’environnement». Mais «nous n’allons pas nous lancer dans la course aux OGM», tempère-t-il. Avant d’assurer qu’«il s’agit avant tout d’une approche qui reste proche des cultures traditionnelles pour avoir des produits plus résistants.» Pour le ministre français Marc Fesneau, «les NBT sont une voie à explorer dès lors qu’elles permettent d’assurer la transition agroécologique et de faire face au dérèglement climatique». Alors que Bruxelles doit présenter sa proposition avant l’été 2023, le commissaire à l’Agriculture Janusz Wojciechowski a assuré qu’«elle sera précédée d’une étude d’impact».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Influenza aviaire : deux cas dans des élevages du Sud-Ouest, dont un premier en Occitanie
Ces derniers jours, malgré l’abaissement du niveau de risque en France, deux nouveaux foyers d’influenza aviaire ont…
Prairies : la pousse de l’herbe démarre en trombe, record depuis 1989
« La pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors Drom) est supérieure de 53 % à la moyenne…
Bovins viande : selon l’Idele, le marché « se réajuste »
La récente baisse des prix des bovins viande s’explique par « un réajustement du marché européen », et les cours…