Une grande majorité des ministres de l’Agriculture de l’UE ont salué, lors de leur réunion le 25 juillet à Bruxelles, la proposition de la Commission européenne sur les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT), présentée début juillet. Le texte vise à faciliter la culture des plantes issues de ces techniques et prévoit de les classer en deux catégories (la première étant exemptée des obligations de la directive OGM). Mais au moins six États membres (Lituanie, Slovénie, Autriche, Hongrie, Pologne, Croatie) ont fait part de leurs inquiétudes quant à cette proposition. Ces pays demandent notamment de pouvoir interdire, s’ils le décident, la culture de variétés NBT sur leur territoire. Ce que ne permet pas la proposition de la Commission européenne en l’état. Beaucoup de délégations ont aussi exprimé leurs préoccupations concernant la question de la brevetabilité des variétés issues de NBT. Très favorable au projet de règlement, l’Espagne qui assure la présidence du Conseil de l’UE, va entamer les discussions sur ce dossier «dès la fin du mois de juillet en vue de parvenir à arracher un accord politique sur cette proposition avant la fin de l’année». Ce dossier est étroitement lié à la discussion sur le règlement Pesticides, a souligné le ministre espagnol Luis Planas.
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