À la veille d’une réunion du comité de suivi des négociations commerciale, la non-négociabilité de la matière première agricole fait que certains distributeurs se vengent sur les industriels», a regretté la présidente de la FNSEA Christiane Lambert à l’occasion d’une conférence de presse du Conseil de l’agriculture Française (Caf, réunissant OPA majoritaires, coopération, MSA) le 21 février. Car, rappelle-t-elle, les prix du verre, du carton, ou encore de l’énergie ont significativement augmenté sur un an, tous comme ceux des engrais ou de l’alimentation animale. À quelques jours de l’ouverture du Salon de l’agriculture, son syndicat se tient donc prêt à «donner des noms». «Si les industries de l’aval ne s’en sortent pas, l’année prochaine c’est nous qui n’aurons plus de débouchés. Tous les maillons doivent s’en sortir.» Autre problème des négociations actuelles, souligne Samuel Vandaele, président de JA: «L’option 3 [de la loi Egalim 2] n’amène pas de transparence sur les matières premières». Cette option dite du «tiers indépendant» permet aux distributeurs de dévoiler leurs marges uniquement à leur commissaire aux comptes, plutôt que de les publier dans leurs conditions de vente. Dernier écueil: les conséquences de la crise sanitaire ne sont pas terminées dans l'agroalimentaire, notamment en matière de recrutement et de logistique.
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