«Les renégociations [commerciales] doivent aboutir rapidement», martèlent les industriels de l’agroalimentaire de l’Ania (privés) et de la Coopération agricole (LCA) dans un communiqué commun du 28 avril, à l’issue de la réunion hebdomadaire de suivi du même jour. «Il y a urgence à se ressaisir, au risque de voir demain, certaines de nos entreprises faire faillite», alertent les présidents des deux organisations, Jean-Philippe André (Ania) et Dominique Chargé (LCA). Et les deux organisations de pointer le «comportement des distributeurs qui jouent la montre ou qui ignorent les demandes de renégociations des industriels». «La position et les discours de certains distributeurs sont inacceptables», insistent l’Ania et LCA, quelques jours après les accusations de Michel-Édouard Leclerc de spéculation sur les céréales. «Il n’y a pas d’effets d’aubaine de la part des industriels.» D’après les industriels, «neuf entreprises sur dix font remonter [des] difficultés» d’approvisionnement, sur fond de «désorganisation logistique mondiale, accentuée par la guerre en Ukraine ou par la récente paralysie du port de Shanghai». L’Ania et LCA concluent en exigeant «l’application immédiate du contenu de la charte d’engagement» signée sous l'égide du gouvernement, et en appelant à «la responsabilité et la solidarité des enseignes».
Abonné