« Un mois et demi après la signature de la charte d’engagements mutuels, on constate que rien ne change », déclare à Agra Presse Jérôme Foucault, président de Pact’Alim, fédération regroupant les PME et ETI agroalimentaires. « Toutes les mauvaises pratiques perdurent comme les menaces de déréférencement ou les nouvelles exigences sans contreparties », constate-t-il. Selon un sondage réalisé auprès des adhérents de Pact’Alim, seulement 8% des entreprises notent une amélioration des comportements lors des rendez-vous avec les distributeurs et 46% constatent une dégradation. Selon les données remontées des adhérents de la fédération, aucune signature entre industriel et distributeur n’a eu lieu pour l’instant à l’échelle nationale, alors que la charte prévoyait que les négociations commerciales se terminent le 15 janvier pour les PME. Les industriels demandent des hausses de tarifs de 1,5 à 3% tandis que distributeurs continuent d’exiger des baisses de tarifs de 5 à plus de 20%, selon les données communiquées par Pact’Alim. La charte d’engagement mutuels a été signée fin novembre entre les organisations professionnelles de l’agroalimentaire et les distributeurs afin d’améliorer le déroulement des négociations commerciales.
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