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Négociations commerciales: l’Ania dit «oui» aux centrales d’achat, sous conditions (presse)

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Les centrales européennes de la grande distribution peuvent avoir «une utilité» mais sous conditions, a estimé le 23 avril auprès de l'AFP, le président de l’Ania (industries alimentaires), Jean-Philippe André, alertant sur de possibles conséquences sur la souveraineté alimentaire française. «Je comprends que nos clients (distributeurs, ndlr) aient envie d'optimiser leurs achats, mais je ne veux pas mettre en péril la production française», plaide Jean-Philippe André qui publie le même jour une tribune dans le quotidien économique Les Echos. S'il estime que les centrales européennes peuvent avoir une utilité, le président de l’Ania suggère notamment d'exclure des négociations à l'échelle européenne les produits «à forte composante de matières premières agricoles», telles que la charcuterie industrielle ou les biscuits. Il souhaite en outre que négocier à l'étranger se fasse toujours sur la base du volontariat, et que cela permette d'«apporter de réelles opportunités à l'industriel», par exemple en lui permettant un «référencement auprès de nouveaux distributeurs» lorsque la centrale européenne rassemble plusieurs distributeurs du continent. Les centrales d'achat et de services ouvertes par plusieurs distributeurs ces dernières années en Europe ont été très critiquées par les syndicats agricoles.