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Numérique: usages et attentes «en partie spécifiques» dans la bio (étude)

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Dans une étude parue dans le numéro de septembre des Annales des Mines, trois chercheurs de l'Inrae affirment que les acteurs de l’agriculture biologique ont, pour les technologies numériques, «des attentes, des perceptions, des projets et des usages en partie spécifiques». Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont interrogé une quarantaine d'acteurs de la filière bio, et presque une centaine d'agriculteurs d'Occitanie, dont 40% en bio. Ils constatent que les bio attendent que «les technologies numériques soient peu coûteuses, réflexives plutôt que prescriptives, favorisant la conception systémique des modèles de production.» Les auteurs considèrent que «ces différences d’attentes sont toutefois peu perçues par les entreprises du numérique, qui ont tendance à considérer que leurs technologies sont adaptées à tous les modèles agricoles». Et d'alerter sur un «risque de renforcer l’orientation des technologies vers les seules attentes et besoins de l’agriculture conventionnelle, conduisant à des effets de sélection ou d’exclusion d’autres modèles.» Si les chercheurs notent globalement des «points d'opposition» entre l'AB et le numérique, ils observent aussi un usage croissant des technologies numériques de communication (p.ex. réseaux sociaux) en bio, ou même de production (téléguidage, logiciel de gestion parcellaire) dans les exploitations liées à l'«industrialisation de l’agriculture biologique».