Eddy Feijen, CEO d’Eurolysine depuis septembre 2024, a exposé ce 13 janvier devant les partenaires institutionnels du fabricant d’acides aminés, filiale d’Avril depuis juillet 2024, « les difficultés non résolues » pour le site industriel d’Amiens (Somme), affaibli par trois ans de sous-investissement. Ce Belge flamand, précédemment DG adjoint d’Oleon, autre filiale d’Avril et leader européen de l’oléochimie, a particulièrement mis en avant l’enjeu de l’électricité, qui est la piste privilégiée pour remplacer le gaz servant à produire la vapeur d’eau et atteindre l’objectif de réduire de 30% l’empreinte carbone du site d’ici à 2030. La vapeur sert essentiellement à stériliser les fermenteurs avant l’introduction des bactéries productrices. Le dirigeant souhaite aussi un régime favorable d’approvisionnement en sucre - qui sert d’aliment aux bactéries - , soulignant que cela devrait relever de l’organisation commune de marché. Du côté des marchés, Eurolysine et son actionnaire majoritaire Avril comptent enfin sur la Politique agricole commune pour encourager la souveraineté protéique des élevages, dont les acides aminés essentiel sont d’importants alliés.
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