Lors d'une conférence de presse le 12 février, le CNPO (interprofession de l’œuf) a chiffré le besoin à 575 nouveaux bâtiments de ponte d’ici 2035 afin de suivre l’essor de la consommation d’œufs en France. L’interprofession repousse donc son horizon puisque son plan de filière élaboré en 2024 prévoit 300 nouveaux poulaillers en 2030. À cette première échéance, l’objectif est maintenu, car seulement 18 bâtiments sont sortis de terre en 2025. Voyant que la demande nationale a augmenté de 5 % entre 2024 et 2025, la filière œuf s’autorise aujourd’hui à se projeter sur dix ans. Les Conférences de la souveraineté alimentaire lui en donnent l’occasion. Ainsi, alors que la consommation était de 224 œufs par habitant en 2023 (coquille et transformés), elle a été mesurée à 237 œufs en 2025, et atteindrait 269 œufs en 2035. L’interprofession souhaite que ces besoins soient couverts par une production française plutôt que de l’importation. Or, le taux d’auto-approvisionnement est descendu à 95,8 % en 2025 contre 99,4 % en 2024. Lors de la conférence de presse, Yves-Marie Beaudet, président du CNPO, a appelé les banques, restaurateurs, distributeurs et citoyens à soutenir la capacité de production française.
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