Très attendu, le rapport du Groupe spécial de l’OMC chargé de statuer le différend portant sur les droits antidumping et compensateurs appliqués par les États-Unis sur les importations d’olives de table espagnoles (depuis 2018, ndlr), a conclu le 19 novembre, que cette décision constituait une violation des règles du commerce international. La Commission européenne a indiqué que «les États-Unis doivent maintenant prendre les mesures appropriées afin de mettre en œuvre la décision de l’OMC, et permettre ainsi aux exportations d’olives mûres espagnoles vers les États-Unis de reprendre dans des conditions normales». Selon l’exécutif européen, depuis l’imposition de ces mesures les expéditions d’olives mûres ont baissé de près de 60% alors qu’elles rapportaient auparavant 67 Mio $ par an. En 2018, l’administration Trump avait ainsi imposé des droits de douane supplémentaires et définitifs estimant que les olives espagnoles étaient vendues de 16,88% à 25,5% de moins que leur valeur réelle et qu’elles étaient subventionnées par l’Espagne à hauteur de 7,52% à 27,02%. En réponse, Bruxelles avait dès le mois de février 2019 déposé une plainte au nom des producteurs d’olives auprès de l’OMC. Selon les règles de l’OMC, Washington a 60 jours pour faire appel.
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