Lors du colloque orges brassicoles organisé par Arvalis à Orléans le 3 avril, Alexis Garnot, trader de Soufflet Négoce by Invivo, a indiqué que « la hausse des tarifs douaniers décidée par l’administration états-unienne sur les produits chinois peut indirectement favoriser les exportations d’orges fourragères françaises vers la Chine ». Le raisonnement : la Chine importe des quantités massives de sorgho en provenance des États-Unis, qui dispose de fonctions semblables à l’orge dans l’alimentation des animaux. Avec la hausse des tarifs douaniers états-uniens sur les produits chinois, l'Empire du milieu pouvait répliquer - ce qui a été fait le 4 avril - en boycottant le sorgho américain, et se tourner vers d’autres céréales émanant d’autres pays, dont l’Hexagone. Ce phénomène avait été observé lors du précédent mandat de Donald Trump (2017-2021) et de sa première guerre commerciale avec la Chine. Toutefois, « l’instabilité géopolitique fait que ce scénario peut changer dans dix jours », prévient le trader. Ensuite, l’Australie peut de nouveau exporter ses orges vers la Chine depuis 2023 (le boycott chinois avait débuté en 2020), et constitue un concurrent majeur.
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