En 2023, la production de viande ovine (abattages) a chuté de 8% par rapport à 2022, à 72 900 téc, indique FranceAgriMer dans son bilan annuel. Pour cette deuxième année de baisse, «le repli est plus sévère que celui observé entre 2021 et 2022 (-3%)», note l’Institut de l’élevage (Idele) dans son bulletin mensuel Tendances. Interrogée par Agra Presse, Cassandre Matras, chef de projets à l’Idele, attribue cette baisse à la sécheresse estivale de 2022. Le manque de fourrages a provoqué «une hausse des réformes au second semestre 2022 et un peu début 2023», et donc «une baisse du cheptel de reproductrices» et des sorties d’agneaux. S’y ajoute une «situation compliquée en Espagne (sécheresses, maladies, difficultés de renouvellement)», qui est «notre premier fournisseur en agneaux vivants pour compléter la production». À court terme, «y aura-t-il assez d’agneaux en mars pour Pâques et l’Aïd el-Fitr?», traditionnels pics de consommation, s’interroge l’Idele. Sur l’ensemble de 2024, «la production française devrait (…) progresser légèrement», prévoit FranceAgriMer. D’après l’établissement public, le cheptel devrait «rester stable» cette année, car «les éleveurs ont procédé à un tri important des brebis reproductrices». Et les conditions climatiques de 2023 ont été plus propices à la production fourragère et à la fertilité des animaux.
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