Le cercle de réflexion Agriculteurs et prospérité a présenté le 15 septembre ses pistes pour « redonner sa souveraineté à la Pac » en développant les productions déficitaires (en particulier les protéines végétales) aux dépens de celles qui sont excédentaires (les céréales). « Le seul paramètre sur lequel il est impératif d’agir, c’est le prix de la matière première agricole qui, pour les grandes productions agricoles, a été divisé par deux à trois en 30 ans », souligne ce travail. Il est donc proposé de faire remonter progressivement les prix des oléoprotéagineux pour que ces cultures « se développent aux dépens des céréales dont les volumes exportés chuteront ». Une « augmentation annuelle de 20 % des prix agricoles sur une période d’au moins cinq ans » est visée. Pour y parvenir, Agriculteurs et prospérité suggère de « taxer à niveau variable les importations à bas prix » et de « refuser l’importation de produits qui ne correspondent pas à notre modèle de production » (par exemple en imposant une limite maximale de résidus de 0,1 mg/kg en glyphosate sur l’alimentation animale, afin de contraindre les importations d’OGM). Agriculteurs et prospérité a été lancé en début d’année par Nicolas Jaquet, ancien président du syndicat France Grandes cultures (Coordination rurale) ; avant cela, il s’était fait remarquer en 2022 pour s’être « affranchi de la Pac », en vendant ses droits à paiement de base (DPB).
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