Annie Genevard, venue le 7 janvier participer à une réunion d’urgence des ministres de l’Agriculture de l’UE à Bruxelles, a «accueilli avec satisfaction que certains crédits aient été refléchés vers la Pac». La proposition faites la veille par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen est, selon elle un «premier pas, mais nous ne sommes qu’au début d’une négociation qui va prendre un peu de temps». Le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, a pour sa part défendu le pas en avant concédé par Bruxelles soulignant qu’entre les 45 milliards d’euros que les Etats membres auront la possibilité de mobiliser dès 2028 et les quelques 49 Mrds€ qu’ils vont pouvoir consacrer aux mesures de développement rural, le budget de la Pac peut désormais atteindre près de 400 Mrd€ c’est-à-dire une somme supérieure au 387 Mrd€ qui lui sont alloués dans l’actuelle période de programmation budgétaire. La France souhaiterait néanmoins que les nouveaux fonds soient clairement dédiés à la Pac et non pas comme le propose pour l’instant Bruxelles laissés à la discrétion des Etats membres en fonction de leurs priorités. De plus, Paris voudrait obtenir plus de garanties sur le caractère commun de la future Pac, par exemple concernant des définitions qui ont disparu (prairies permanentes, agriculteur actif…).
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