Le fabricant de produits phytosanitaires allemand Bayer a annoncé remettre à plus tard d'éventuels projets de scission. Promue depuis longtemps par les investisseurs, la question d’une séparation des activités pharmaceutiques et agrochimiques de Bayer ne se pose «pas maintenant», a ainsi déclaré son président du directoire Bill Anderson à l’AFP le 5 mars. Cette réponse ne doit pas être interprétée comme «jamais» et «bien sûr nous devons garder un œil ouvert» sur la question, a-t-il ajouté. Le moment n’est pas propice pour se séparer de pans de l’activité, a fait valoir M. Anderson qui dirige depuis juin ce fleuron mal en point de l’industrie allemande. La division agrochimique, en particulier, fait face à d’importants risques juridiques, en raison du Round Up, de la filiale Monsanto (rachetée pour 60 milliards de dollars en 2018). Cet herbicide contenant du glyphosate est en effet accusé d’avoir des effets cancérigènes. Dernièrement, Bayer s’est vu infliger des condamnations se chiffrant en milliards de dollars, avec des procédures en appel toujours en cours. Au cours «des 24 à 36 prochains mois», M. Anderson a notamment affirmé que le groupe «consacrera son énergie et ses efforts» à réduire les risques juridiques et la dette nette, s'élevant à plus de 34 milliards d'euros fin 2023.
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