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Pesticides: la future patronne de l'Anses défend la «liberté académique» des scientifiques

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L’Anses fonde ses avis sur la science et «cherche à protéger tous les citoyens», à commencer par les agriculteurs, premiers touchés par «les maladies neurodégénératives et cancers liés aux pesticides», a défendu à l’Assemblée nationale Élisabeth Claverie de Saint-Martin, candidate au pilotage de l’agence sanitaire. L’actuelle patronne du Cirad a été proposée par Emmanuel Macron pour succéder à Benoît Vallet, précédent DG de l’Anses, une nomination soumise au vote des commissions des Affaires sociales de l’Assemblée et du Sénat, qui l’auditionnaient successivement le 15 avril. Interrogée par Nicolas Turquois (Les Démocrates) sur la manière de «concilier exigence de sécurité sanitaire, protection de l’environnement et production agricole sur notre territoire», Mme Claverie de Saint-Martin a d’emblée défendu la «liberté académique» des scientifiques. Répondant à «des questions précises» dans «un cadre réglementaire», ils «écrivent ce qu’ils jugent pertinent d’écrire, vont chercher les données pertinentes, et je crois que vous pouvez leur faire confiance», a-t-elle dit. Réfutant l’opposition entre une «analyse scientifique qui serait froide» et «la réalité des filières», que «la plupart des scientifiques connaissent», la haute fonctionnaire a estimé que ces derniers «cherchent à trouver les solutions les moins impactantes possibles et qui protègent le plus (...) tous les citoyens, en premier lieu les agriculteurs, les plus impactés par les maladies neurodégénératives, les cancers liés aux pesticides».