L’examen de la proposition de loi visant à autoriser l'épandage par drone de pesticides a tourné court à l’Assemblée, dans la soirée du 2 décembre, alors qu’il restait six amendements à discuter en plénière. Le texte prévoit d’autoriser l’épandage par drone de produits de biocontrôle, autorisés en agriculture biologique ou «à faible risque» dans les bananeraies, sur les parcelles de vignes mères de porte-greffes conduites au sol et sur les parcelles avec des pentes supérieures ou égales à 20% -contre 30% envisagé initialement (voir amendement adopté n° 57). Il prévoit aussi d’autoriser des essais d’épandage par drone pour d’autres types de parcelles ou de cultures. En séance, les députés ont adopté les trois amendements défendus par le rapporteur Jean-Luc Fugit (Renaissance, Rhône). L’un supprime l’interdiction d’épandage par drone à moins de 250m des zones habitées (amendement n°48). Le deuxième supprime l’interdiction d’utiliser des drones dans les espaces naturels (amendement n°61). Le troisième précise le cadre des essais d’épandage par drone (amendement n°47). L’avenir du texte dépend de la reprise de son examen là où il s’est arrêté, indique-t-on à l’Assemblée nationale.
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