«Aligner quand cela est possible» les calendriers européens et français en matière de produits phytosanitaires «est clairement un objectif, parce que selon la législation européenne, le dispositif doit être harmonisé», a déclaré Charlotte Grastilleur, directrice des produits réglementés à l’Anses, en conférence de presse au Salon de l'agriculture le 26 février. Elle répondait aux questions des journalistes sur la volonté du gouvernement de renforcer la coordination calendaire, indiquée par le Premier ministre Gabriel Attal le 1er février et déjà annoncée un an plus tôt par sa prédécesseur Élisabeth Borne. Par le passé, a ajouté le directeur général Benoît Vallet, la France n’a pas été «à ce point décalée» sur les «chantier européens». «Beaucoup de choses qui ont été anticipées [par la France sur l’Europe] étaient plutôt des décisions politiques que sanitaires», a-t-il affirmé. «Les circonstances sur lesquelles on a été en avance de phase, je pense qu’elles se comptent sur les doigts d’une main», a renchéri Charlotte Grastilleur. Selon elle, l’Anses a impulsé les dossiers diméthoate, phosmet et S-métolachlore à cause du «risque» des produits, car «on était tenus de le faire selon l’article 44 du règlement [européen] n°1107-2009». En revanche, les dossier néonicotinoïdes et glyphosate relevaient davantage du politique, a-t-elle glissé.
Abonné