Une étude publiée le 21 mars dans Science, démontre que l’agriculture biologique peut conduire à une utilisation plus forte de pesticides dans les champs conventionnels voisins, rapporte l’AFP. Les chercheurs estiment que cet effet peut être contré en regroupant les parcelles bio les unes à côté des autres. Dans le détail, l’étude porte sur 14 000 parcelles du comté de Kern en Californie, où sont cultivés notamment raisins, citrons, amandes, pistaches, tomates ou encore pommes de terre. Les chercheurs ont observé que l’agriculture biologique était associée à une utilisation légèrement supérieure de pesticides sur les champs conventionnels proches, mais aussi à une diminution plus importante des pesticides sur les champs bio voisins. L’hypothèse est que les champs bio abritent des populations plus importantes d’insectes nuisibles et de leurs ennemis naturels, quand les champs conventionnels abritent moins d’ennemis naturels pour lutter contre les nuisibles. Les chercheurs observent aussi que l’utilisation de pesticides sur les parcelles conventionnelles décroît à mesure que leur distance aux champs bio augmente.
Abonné