Dans le cadre du chantier consacré aux impasses liées aux molécules déjà interdites en France, la ministre déléguée à l’Agriculture Agnès Pannier-Runacher a partagé un premier bilan concernant les filières choux et poireaux, à l’issue d’une réunion rassemblant le 25 avril producteurs et instituts techniques concernés (en lien avec la commission des usages orphelins). Contrairement à la Belgique, où les producteurs de poireaux bénéficient de 34 autorisations de mise sur le marché (AMM), les cultivateurs français n'en ont que 21, rapporte la ministre. Et de préciser que «cinq AMM sont en cours d’évaluation par l’Anses, ce qui permet d’ouvrir des possibilités». Concernant les producteurs de choux, «le groupe de travail a pu mettre en évidence 15 AMM supplémentaires», en plus des 30 AMM déjà disponibles en France, précise-t-elle. Globalement, «l’objectif est de collaborer avec les entreprises [de produits phytosanitaires] et l’Anses pour déterminer si des extensions d’usage ou des dérogations étayées sont possibles pour des produits utilisés au-delà de nos frontières», au sein de l’UE, précise la ministre de manière plus générale. En revanche, Mme Pannier-Runacher confirme que les molécules classées en CMR2 seront écartées, n’étant pas des solutions «à long terme». Par ailleurs, la ministre a confirmé que le gouvernement présentera son plan Ecophyto 2030 «dans les prochains jours».
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