Dans un rapport publié le 13 mars, le conseil scientifique de l’Anses émet plusieurs recommandations visant «à limiter les risques de mise en cause de l’expertise». Le conseil scientifique souligne que les «tensions» autour de ces expertises scientifiques peuvent avoir plusieurs causes. Dans le cas des néonicotinoïdes, la remise en cause des avis de l’agence «tient à l’intégration des connaissances scientifiques nouvelles dans le cadre réglementaire», estiment les auteurs. Dans le cas du glyphosate, les questions de la société civile tournent plutôt autour des procédures, notamment la sélection de la littérature ou la définition du principe de précaution. Enfin, les demandes de scientifiques et ONG sur le retrait SDHI, soulèvent les auteurs, se seraient vues freinées par de «forts enjeux économiques». Les auteurs suggèrent de limiter ces risques portant sur la crédibilité en ouvrant la possibilité aux experts d’émettre «critiques et réserves» sur le cadre réglementaire dans leurs avis. Autres leviers: «affiner le traitement des conflits et liens d’intérêts» des experts, ou encore «améliorer la lisibilité» de la séparation entre évaluation et gestion. Un expert interviewé reconnaît toutefois que «l’Anses a plutôt bonne réputation en matière d’intégrité par rapport aux autres organisations européennes».
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