«Les contraintes européennes rendent quasi inaccessibles les aides sur l’énergie», signale le président de La Coopération agricole, Dominique Chargé à Agra Presse. Les critères fixés par Bruxelles rendent «inopérant» l’accompagnement des entreprises, estime-t-il. Ces aides sont ouvertes aux industries dont les dépenses énergétiques représentent au moins 3% du chiffre d’affaires, celles dont les factures ont plus que doublé par rapport à 2021 ou celles dont les résultats d’exploitation sont négatifs. Autre demande portée par les industries agroalimentaires: changer le périmètre pris en compte, pour le recentrer à l’échelle «de l’activité voire du site de production» plutôt qu’à l’échelle du groupe. «Il y a un vrai risque d’arrêt d’activité pour les entreprises très dépendantes du gaz», alerte le président de LCA. Il cite, par exemple, le séchage de la betterave pour faire du sucre ou du lait pour faire de la poudre. «On va arriver à des logiques d’arbitrages» dans les entreprises, s’inquiète-t-il. À côté des aides publiques, il rappelle «l’urgence à faire passer des hausses chez nos clients et notamment à la grande distribution, pour éviter les arrêts et les ruptures d’approvisionnement».
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