Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau était auditionné à l’Assemblée le 16 novembre en commission d’enquête sur l’échec du plan Ecophyto. Interrogé par le rapporteur Dominique Potier s’il est envisagé de créer un dispositif de pharmacovigilance au niveau européen, Marc Fesneau a répondu par la négative. «Envisagé, non, mais c’est une piste assez juste», a estimé le ministre, reconnaissant toutefois que cela nécessite «un processus d’acculturation qui n’est pas encore à l’œuvre avec un certain nombre d’États membres». En France, le dispositif de pharmacovigilance mené par l'Anses est financé par une taxe sur les ventes de phytos payée par les titulaires d’autorisations de mise en marché (AMM). Concernant la nécessité de «massifier» le réseau de fermes Dephy, Marc Fesneau estime que cela passe nécessairement par les chambres d’agriculture, via un accompagnement «individuel et collectif» pour obtenir une forme de «réassurance», notamment «quand vous êtes sur une reconfiguration de système». «Est-ce qu’il faut faire des dispositifs d’accompagnement spécifiques? (…) Ça méritera de regarder ce qu’on peut faire», a-t-il ajouté.
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