Un an après le lancement du plan pollinisateurs, «le compte n’y est toujours pas», déplore le président de l’interprofession apicole Éric Lelong auprès d’Agra Presse. «Inquiet» à l'issue de la réunion du comité de suivi organisée en septembre, l’apiculteur rappelle que ce plan «avait été accordé aux apiculteurs après la réintroduction des néonicotinoïdes». Si l’axe réglementaire du plan (axe 5) a bien été mis en œuvre, avec la révision des conditions d’épandage de pesticides en période de pollinisation, la plupart des autres axes attendraient encore leur financement. Concernant la lutte contre le frelon asiatique (axe 4), «les services des ministère de l’Agriculture et de la Transition écologique se renvoient la balle, et nous attendons toujours une enveloppe dédiée», rappelle Éric Lelong. De même sur la généralisation et la valorisation de l’observatoire des mortalités des abeilles (OMAA), expérimenté dans trois régions actuellement. Sur ce dossier, l’interprofession ne veut pas se satisfaire d’un financement du PSN (déclinaison nationale de la future Pac), plutôt réservé selon elle aux aides directes et à la recherche et développement. Autre chantier toujours inabouti selon Éric Lelong: celui de l’amélioration de la ressource pour les abeilles (axe 6), alors que la profession apicole s’élève toujours contre le coût des emplacements facturés dans les forêts domaniales par l’ONF.
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