En annonçant dans les colonnes du JDD la création de 3000 postes de "gendarmes verts" fin août, «le ministre de l’Intérieur réinvente ce qui existe déjà ou ce qui a existé dans le passé», déplore la branche des personnels de l’environnement de Force ouvrière (Snape-FO) dans un communiqué du 19 septembre. Le syndicat rappelle que l’Office français de la biodiversité (OFB) compte déjà 1800 agents, estimant que «ses prérogatives pourraient être élargies pour répondre parfaitement aux ambitions du gouvernement». Mais pour l’heure, le Snape-FO compte actuellement «presque 400 agents techniques ou techniciens de l’environnement de moins aujourd’hui qu’il y a dix ans au ministère de la Transition écologique». Alors que les recrutements se font également sur des contrats à durée déterminée, et que les concours sont «de plus en plus rares», le syndicat verrait donc d’un mauvais œil que les effectifs de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) soient renforcés de 3000 agents «pour lui donner un maillage supérieur à celui de l’OFB». «Il serait incohérent d’ouvrir les vannes d’un côté (“gendarmes verts”) et de continuer à fermer le robinet de l’autre (OFB et Parcs nationaux) », résume le syndicat.
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