Huit wagons contenant du maïs, en provenance d'Ukraine selon Kiev, ont été ouverts et leur contenu déversé le 25 février sur une voie ferrée en Pologne, ont annoncé le gouvernement ukrainien et la police polonaise. L'incident, qui s'est produit dans la matinée, semble être un nouvel épisode des protestations des agriculteurs polonais contre les importations de denrées agro-alimentaires ukrainiennes, jugées non-conformes aux normes européennes et bien moins chères que les produits locaux. Le vice-Premier ministre ukrainien Oleksandr Koubrakov a dénoncé sur son compte X «160 tonnes de céréales ukrainiennes détruites», alors qu'elles étaient «en transit vers le port (polonais) de Gdansk, puis vers d'autres pays». «Quatrième cas de vandalisme dans les gares polonaises», s'est-il insurgé en appelant le gouvernement polonais à mettre fin à ce genre d'actes d'«impunité et d'irresponsabilité». Lors de sa conférence de presse consacrée le 25 février au 2e anniversaire de l'agression russe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé qu'il était «injuste d'utiliser l'Ukraine pour faire pression sur les institutions européennes». «Il est très important pour nous de préserver l'union avec la Pologne. Mais si aucune mesure n'est prise (par Varsovie), nous protégerons nos entreprises», a-t-il assuré. Interrogée par l'AFP, la police polonaise a confirmé qu'un incident avec du maïs ukrainien «a bien eu lieu» alors que le train était en arrêt «sur une voie ferrée auxiliaire à Kotomierz», à près de 300 km au nord-ouest de Varsovie.
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