Le mouvement de protestation des agriculteurs polonais à la frontière avec l’Ukraine a connu une nouvelle escalade, le 11 février, quand une cargaison de céréales ukrainiennes à destination de l’UE a été déversée sur la route. Cet événement a engendré de fortes réactions en Ukraine, où Taras Katchka, vice-ministre de l'Économie, regrette «l'absence de réaction des autorités polonaises face à la destruction des livraisons [qui] entraînera davantage de xénophobie et de violence politique». De son côté, le ministère ukrainien de la Politique agraire a déclaré dans un communiqué «condamner fermement» l'incident. Face au tollé suscité, le parquet polonais a annoncé le 12 février avoir ouvert une enquête et indique que les responsables risquent jusqu’à cinq ans de prison. Cet incident intervient alors que les blocages à la frontière polono-ukrainienne ont repris le 9 février et que Varsovie envisage d'imposer de nouvelles interdictions unilatérales d'importation de produits agricoles ukrainiens. Au niveau de l’UE, la Commission européenne joue les équilibristes, entre soutien aux produits ukrainiens et protection du marché commun.
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