Interrogée le 24 février sur l'idée d'une fusion entre les interprofessions GIPT (pomme de terre industrielle) et CNIPT (pomme de terre fraîche), comme proposée par le président de l’UNPT (producteurs de pomme de terre, FNSEA) Geoffroy D’Evry lors du dernier congrès syndical à Arras, Florence Rossillion, directrice générale du CNIPT, a rappelé les différences des deux structures. D'abord, les besoins en communication. « Un industriel tel que Mac Cain n’a pas besoin d’une interprofession pour faire la promotion de ses produits auprès de l’aval, contrairement aux acteurs du frais », argue Florence Rossillion. Deuxième différence : les relations commerciales entre opérateurs au sein des deux interprofessions. « Les négociations entre un industriel et la grande distribution ne sont pas les mêmes qu’entre un négociant et cette même grande distribution », pointe la directrice générale. Cette distinction a engendré « quelques divergences avec le GIPT, notamment au sujet des Egalim ». Florence Rossillion précise enfin que les deux interprofessions ont nettement renforcé leurs liens ces dernières années, travaillant en commun sur de nombreux sujets : « nous avons travaillé ensemble sur la souveraineté alimentaire, la décarbonation, la production etc. »
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