À l’occasion de son assemblée générale le 6 décembre, le GIPT (Groupement interprofessionnel pour la valorisation de la pomme de terre) a fait le point sur le marché de la fécule, une filière jugée «en restructuration». Pour stabiliser sa branche féculière, le GIPT a obtenu la révision du plan stratégique national (déclinaison française de la Pac) auprès du ministère de l’Agriculture: «La réévaluation des montants unitaires de l’aide couplée passe ainsi de 83,67 €/ha en 2023 à 172,80 €/ha en 2025. C’est une très bonne avancée pour les producteurs en attendant la nouvelle Pac», estime Bertrand Ouillon, délégué général. Le bilan féculier montre en effet un fort recul des tonnages de pommes de terre livrées, qui sont passé de 800 968 t en 2022-2023 à 667 505 t en 2023-2024. Pour mémoire, la saison 2021-2022 avait aligné plus de 1,1 Mt. Les surfaces dédiées sont passées de 20 221 ha à 16 270 ha. Au-delà de l’impact du Covid qui avait vu le marché de la fécule s’effondrer, la filière rencontre des problèmes de rendements à cause du climat: «Nous sommes passés d’une moyenne de 50 t/ha en 2015 à 40-43 t/ha», précise Bertrand Ouillon. Sans oublier que «la fermeture de l’usine Téréos d’Haussimont et la réduction de voilure de Roquette, qui privilégie la qualité pour ne pas saturer son outil de travail ont aussi affecté la production».
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