Se félicitant de l'adoption du règlement européen sur les emballages le 16 décembre, le CNIPT (interprofession) pointe cependant de possibles impasses pour certaines catégories de pommes de terre, dans un communiqué de presse du 19 décembre. Il souligne en particulier le cas des pommes de terre de primeurs récoltées avant pleine maturité et particulièrement délicates et fragiles: elles «doivent être considérées comme des légumes frais s’altérant à l’air et à la lumière. L’emballage plastique, pour ces pommes de terre, permet d’éviter la détérioration à tous les stades de la commercialisation». Mais l’application du règlement européen pourrait aussi affecter le marché des tubercules proposés en sachets micro-ondables, emballage qui, selon le CNIPT, ne présenterait aucun risque et favoriserait la consommation de pommes de terre fraîches, en particulier par les jeunes générations. «Les fabricants et les opérateurs de la filière ont développé ces sachets, très techniques et pour lesquels il n’existe à ce jour aucune alternative au plastique, pour résister à la pression de la vapeur d’eau générée par la cuisson des pommes de terre», explique-t-il. Florence Rossillion, directrice générale, rappelle que «les professionnels ont fait preuve d’engagement alors même que les unités de vente concernant les volumes inférieurs à 1,5 kg sont de plus en plus plébiscitées par les consommateurs, car elles permettent d’acheter la juste quantité et d’éviter de gaspiller.»
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