L’Association nationale pomme poires (ANPP) dénonce la pratique du Bon Marché, filiale du groupe LVMH, qui vendrait selon elle des pommes italiennes présentées comme françaises dans sa Grande Épicerie à Paris, d'après un communiqué du 19 décembre. «Ce type de pratique, qui joue sur la confusion des origines, porte un préjudice économique direct à une filière reconnue pour ses engagements en matière de qualité, de durabilité et de traçabilité», déplore l’ANPP. La pomme incriminée serait une variété bicolore cultivée en Italie, l’Ambrosia, déclassée et commercialisée sous la marque Gold Rosè lorsqu’elle n’est pas suffisamment colorée. «Si elle ressemble un peu à une Golden face rosée de nos terroirs, elle n’en a aucune des qualités», indique l’ANPP. Pour rappel, la Golden française à face rosée est produite sous AOP/IGP dans des territoires d’altitude tels que le Limousin, les Hautes-Alpes ou la Savoie. Alors que les prix d’achat des Gold Rosè à Rungis sont «entre deux et trois fois moins chers que la Golden française», l’association de producteurs dénonce «l’appât du gain qui motive le Bon Marché». Et d’appeler à ce que la lutte contre la contrefaçon, cheval de bataille du groupe LVMH, ne s’applique pas «que pour la maroquinerie, le parfum ou les spiritueux».
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