L’interprofession Inaporc a déclaré en conférence de presse le 10 février que la filière aurait besoin d’investir 7 Md€ dans les dix ans (dont 5 Md€ à l’amont) pour assurer l’autosuffisance en viande de porc d’ici 2035. Ces besoins ont été estimés avec l’aide de l’Ifip (institut du porc) à l’occasion des trois réunions préparatoires des Conférences de la souveraineté alimentaire pour les viandes blanches en ce début d’année. Ce sont des besoins en rénovations ou agrandissements, installations et transmissions d’entreprises. Il s’agit notamment d’assurer la reprise de 1 000 élevages et de plus d’un tiers des entreprises de charcuterie, selon le dossier de presse. Philippe Bizien, président de l’interprofession, a posé deux conditions préalables, relatives aux installations classées. La première, relevant de la réglementation française, est un régime ICPE spécifique à l’élevage. La seconde, relevant de l’UE, est l’exclusion des viandes blanches de la directive européenne IED sur les émissions industrielles. « On ne demande que des allègements administratifs. Pas moins de contraintes environnementales ni d’argent public », a insisté auprès d’Agra Presse Philippe Bizien en marge de la conférence.
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