Via une décision du 15 janvier, le tribunal administratif de Rennes accorde un an à l’élevage porcin Avel Vor, situé à Landunvez (Finistère), pour compléter l’étude d’impact environnemental portant sur son extension et demander une nouvelle autorisation à la préfecture. D’après un communiqué, les juges ont estimé que l’étude d’impact est « insuffisante par rapport aux exigences du Code de l’environnement » sur plusieurs points (description de la situation avant l’extension, impacts cumulés « avec des exploitations voisines » en matière d’émissions d’ammoniac, sonores, olfactives et de trafic routier). Ces « insuffisances » sont « susceptibles d’être régularisées », selon le tribunal, ce qui explique le délai supplémentaire accordé. Il s’agit du deuxième sursis pour cette exploitation gérée par Philippe Bizien, par ailleurs président de l’interprofession Inaporc et du groupement de producteurs Evel’Up. Après deux extensions en 2008 et 2013, l’élevage Avel Vor compte 12 000 animaux depuis 2017, selon le collectif « Stoppons l’extension » à l’origine de la procédure. L’autorisation de cette troisième extension a été d’abord annulée en première instance en 2019, une décision confirmée en appel en 2021 ; la procédure actuelle porte sur une nouvelle autorisation de cette même extension, accordée en 2022.
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