Dans son compte-rendu du 29 décembre du conseil spécialisé du 16 décembre sur le marché des viandes blanches, FranceAgriMer indique que l’embargo sanitaire frappant l’Espagne pour cause de peste porcine africaine (PPA), « crée des opportunités de marché au Japon pour les produits porcins français ». L’office explique que l’Espagne, jusqu’alors 3e fournisseur du Japon avec 17 % de parts de marché derrière le Canada et les États-Unis, avait exporté 170 000 tonnes de produits porcins vers le Japon (pour 680 millions d’euros) en 2024. La France y avait vendu la même année 20 400 tonnes (pour 84 millions d’euros) se plaçant au 8e rang des fournisseurs du Japon, avec moins de 2 % de parts de marché. « La sécurité sanitaire, la qualité et la traçabilité constituent des atouts que la France pourrait mettre en avant pour exporter sa charcuterie vers le Japon, où elle est encore peu connue », suggère le conseil spécialisé. Les professionnels des viandes de porc et de volaille, réunis sous la présidence de François Valy, président de la FNP (éleveurs de porcs, FNSEA) ont vu dans les opportunités d’exportation au Japon un moyen d’enrayer l’aggravation du déficit commercial de la France pour les salaisons et charcuteries.
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