Dans une récente synthèse, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a évalué les facteurs de risque et mesures protectrices contre la peste porcine africaine (PPA). En analysant 24 études réalisées dans des zones infectées d’Europe, l’Efsa retient notamment l’intérêt de poser des filets anti-insectes sur les ouvertures des bâtiments, en plus des mesures adéquates de biosécurité. Certaines mouches piqueuses des ruminants ou chevaux pourraient en effet être transmettre la maladie. Toutefois leur rôle reste incertain et «doit faire l'objet d'études plus approfondies», considère l’Autorité. Encore plus évidente se révèle la nécessité, dans une zone infectée, de protéger les stocks de litière et d’éloigner les épandages d’élevages voisins. En revanche, les tiques n’ont jamais été mises en cause en une décennie, constate le rapport. Enfin, pour empêcher les sangliers infectés d’envahir une région, les barrières naturelles et zones urbaines s’avèrent effectives, de même que les grands grillages et fils électriques, le rapport donnant en exemple la clôture réalisée en 2019 entre la Belgique et la France.
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