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Porc: les industriels de la charcuterie ont besoin de hausses

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Les industriels de la charcuterie de la Fict constatent que leur situation économique ne s’améliore pas et considèrent que des hausses tarifaires s’imposent pour 2025, pour maintenir à flot des PME et reprendre les investissements. La fédération a rappelé cette nécessité ce 26 novembre, en célébrant les 100 ans de la fédération. «30% des entreprises sont dans le rouge», a rappelé la présidente Christiane Lambert en conférence de presse avant le rassemblement d’industriels, en grande majorité des PME. La Fict a dénombré 27 défaillances en 2023. En dépit d’une certaine résistance due aux capitaux propres familiaux, Christiane Lambert a affirmé que «passer des hausses sera déterminant» dans les négociations commerciales pour 2025. Et la Fict de présenter quelques cumuls à date de hausses de coûts par rapport à 2021: 43% sur le porc (sur les dix premiers mois de 2024), 48% sur l’électricité et 19% sur les emballages plastique (sur neuf mois), 13% depuis deux ans pour le Smic. La Fict s’alarme de l’augmentation des incapacités à payer mesurée par la Banque de France au premier semestre 2024 et de la baisse du taux d’investissement de 33% en 2023 selon une étude réalisée pour le secteur par la même institution.