«Il est (…) possible d'inclure l'amélioration de la résilience dans les programmes de sélection des poules pondeuses» afin de réduire les écarts de ponte liés aux perturbations de leur environnement, annonce l'Inrae dans un communiqué le 20 avril. Le même jour, ses chercheurs ont publié dans la revue Genetics Selection Evolution les résultats de travaux menés avec l'université de Wageningen (Pays-Bas) et le sélectionneur Hendrix Genetics (Belgique). Ils y montrent qu'«il est possible de mesurer la résilience, un caractère complexe, via trois indicateurs relativement faciles à calculer», ouvrant la voie à sa prise en compte dans la sélection. Ces indicateurs sont la sensibilité de la production aux perturbations environnementales, la vitesse de récupération après une perturbation, ainsi qu'un indicateur général qui combine les deux. Les chercheurs ont analysé, pendant 58 semaines, les données de ponte de 60 000 poules de deux lignées pures, ainsi que celles de 17 000 poules croisées. Dans l'optique de la fin des cages en élevage et du développement du plein air, sélectionner des poules plus «résilientes» leur permettrait de mieux s'adapter à un environnement «moins contrôlé et plus sujet à des perturbations», et «permettrait indirectement d’augmenter la production d’œufs».
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