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Pratiques commerciales: Bruxelles veut aller vite, des réserves chez les États membres

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La Commission européenne veut aller vite sur ses propositions en matière de renforcement du pouvoir de négociation des agriculteurs, présentées en décembre 2024. C’est le sens du discours du commissaire à l’Agriculture Christophe Hansen lors de la réunion du Conseil Agriculture du 27 janvier. «Les agriculteurs comptent sur nous pour s’attaquer aux problèmes», a-t-il indiqué aux ministres de l’Agriculture de l’UE, tout en ajoutant que «tout retard risque de saper la confiance». S’ils apportent un soutien global aux objectifs poursuivis par les propositions de Bruxelles, les États membres ont mis en avant quelques réserves techniques. Parmi les principaux sujets d’inquiétude: la généralisation des contrats écrits, l’obligation de mettre en place un outil de médiation, l’élargissement de la réserve agricole, la possibilité d’octroyer les mêmes droits aux organisations de producteurs non reconnues ou encore le manque d’études d’impact. De nombreuses délégations craignent une surcharge administrative. Mais Christophe Hansen s’est voulu optimiste, mentionnant «un accord sur les grandes lignes» tout en reconnaissant que les détails techniques doivent être vus en groupe de travail.