«Il est urgent d'ériger l'alimentation en grande cause du quinquennat», plaide le président de la Coopération agricole Dominique Chargé dans une tribune publiée sur le site du Figaro, le 27 avril. Partant du constat que «la tragique guerre en Ukraine révèle brutalement la fragilité de l’indépendance agricole française», il défend la nécessité d’assurer la souveraineté alimentaire de la France. «La crise que nous vivons n’est pas que conjoncturelle, liée à l’Ukraine.» Le déclin de l’agriculture et de l’agroalimentaire «dans un passé récent», conjugué à l’accroissement de la population mondiale «dans un futur proche» (+2 Mrd de «bouches à nourrir» d’ici 2050), sont bien les facteurs d’une crise structurelle, estime le président des coops. «Produire plus est une évidence quand on risque la pénurie: céder aux lubies "décroissantes" serait au contraire absurde et mortifère», alerte-t-il. Et de rappeler les trois objectifs portés par la Coopération: produire plus, mieux et durable. À cet effet, M. Chargé demande, entre autres, «la baisse des charges et des impôts qui affaiblissent notre compétitivité»; «l’assouplissement des possibilités par les acteurs publics d’acheter des produits français»; et l’instauration d'un «principe d’équivalence des normes avec les pays tiers pour garantir l’absence de distorsion de concurrence».
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