Dans un communiqué du 23 février, l'interprofession porcine Inaporc propose aux candidats à l'élection présidentielle «neuf mesures indispensables à la sauvegarde [de la] filière». Ces mesures «permettront de répondre à la demande du marché national et de continuer à exporter les produits porcins non consommés en France». En écho à une récente demande de la Fict (charcutiers industriels), Inaporc souhaite «renforcer les équipes export de l’État», tout en rappelant que «l’export concerne 30% de la production française et valorise des pièces de découpe non consommées en France (pieds, oreilles...)». La filière porcine insiste aussi sur le dossier de la peste porcine africaine (PPA): outre la lutte contre la maladie, elle enjoint les candidats à «obtenir des accords de zonage» avec «les pays tiers et notamment les pays d’Asie». Un premier protocole a récemment été signé avec la Chine, qui permet la poursuite des exportations en provenance des zones indemnes de PPA. Enfin, pour freiner les importations, Inaporc veut que seuls les produits «dont la matière première principale est d’origine française» puissent «évoquer la France» sur leurs emballages (usage du drapeau notamment). Une disposition prévue par la loi Egalim 2 du 18 octobre 2021 (article 12), mais dont le décret d'application n'est pas paru.
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