A l'instar des fruits et légumes frais ou des fromages AOP, les producteurs laitiers fermiers demandent à être intégrés à la liste des filières bénéficiant d’une dérogation à l’obligation de transparence sur le coût de la matière première agricole (MPA) dans leurs tarifs en application de la loi Egalim 2 et à ne plus être contraints, de fait, de contractualiser avec la grande distribution, apprend-on dans une lettre adressée par l’Association nationale des producteurs laitiers fermiers (ANPLF) au ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, le 17 janvier. Le code du commerce oblige les fournisseurs à être transparents sur la part de MPA dans leurs tarifs afin de s’assurer que la négociation ne porte pas sur cette part sanctuarisée. Or, cette disposition n’est pas «adaptée» à la filière laitière fermière, estime l’ANPLF. «En tant que producteurs transformateurs, nous sommes concernés par cette loi alors que nous garantissons nous-mêmes notre prix du lait, écrivent-ils. La loi nous conduit à un formalisme très important qui alourdi la charge administrative des producteurs fermiers vendant en circuits courts, sans bénéfice particulier». Les producteurs soulignent que d’autres filières ont obtenu une dérogation, dont une vingtaine de fromages AOP et IGP en octobre (voir Agrafil du 18 octobre). L’ANPLF considère que «la contractualisation doit rester facultative et au choix du producteur».
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