Augmentation des moyens, approche plus systémique, élargissement des missions métropolitaines en matière d’agriculture: à Nantes le 12 septembre, plusieurs grandes métropoles ont dressé le bilan de leur projets alimentaires territoriaux (PAT) en appuyant les conclusions du rapport du sénateur Frédéric Marchand (LREM, Nord). Face aux ambitions des PAT, «nous sommes trop limités en termes de compétences agricoles», appuie Delphine Bonamy, conseillère écologiste de la métropole de Nantes en charge de l’agriculture, souhaitant notamment un renforcement du rôle des élus locaux dans les Safer. «Nous pouvons travailler sur les circuits courts, la restauration collective ou même l’installation d’entreprise. Mais nous n’avons pas de prise sur la rémunération des producteurs, les aides de la Pac ou encore les accords de libre-échange», détaille Jean-Daniel Ralamboudrainy, chef de projet alimentation à la métropole Aix-Marseille. A la métropole de Montpellier, la vice-présidente Isabelle Touzard (PS) en charge de l’agriculture encourage à adosser ces plans, comme sa ville l’a fait, à «de vraies politiques agricoles métropolitaine», rappelant que «le PAT a une durée de vie limitée». De même, Lyon a fait le choix de centrer son PAT plutôt sur la solidarité, mais «devrait bientôt dévoiler un plan bio», indique Véronique Hartmann, conseillère métropolitaine écologiste en charge de l’agriculture.
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