Dans un communiqué du 15 octobre, la Fnab et l’association Générations Futures indiquent avoir saisi «une douzaine de préfectures de départements d’une demande d’interdiction immédiate et temporaire des produits à base de prosulfocarbe». «Le prosulfocarbe, herbicide très volatile, contamine chaque année des cultures sur lesquelles il n’est pas utilisé, notamment des cultures bio», appuient les organisations. La réglementation, rappellent-elles, autorise les préfets restreindre ou interdire les autorisations d’utilisations «en cas de risque exceptionnel et justifié». Mayenne, Loire-Atlantique, Côtes-d’Armor, Vendée, Loir-et-Cher: «les régions Bretagne et Pays de la Loire sont particulièrement concernées par des contaminations sur des vergers de pommiers», insistent les organisations. Avec près de 6000 tonnes vendues en 2018, le prosulfocarbe est la deuxième molécule la plus utilisée en France, juste derrière le glyphosate. Dans le rapport dédié à l’analyse de la campagne de surveillance des pesticides dans l’air publié en octobre 2020, l’Anses souligne que cet herbicide a été quantifié sur 20% des sites de mesure. L’agence note également que la molécule se distingue «avec des niveaux de concentration nettement supérieurs», estimés à 2,6 ng/m3. L’autorisation du prosulfocarbe expire fin 2023.
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