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Protéines: les recommandations des experts pour réduire la dépendance de l'UE aux importations

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L’UE devrait accorder davantage de soutien agricole aux protéines végétales, tout en s’assurant que les prix payés aux agriculteurs pour des cultures telles que le soja, les légumineuses et le tournesol soient compétitifs par rapport aux alternatives, conclut le groupe d’experts chargé par la Commission européenne de trouver une voie à suivre pour sortir du déficit protéique à long terme de l’UE. Mais «même avec une forte volonté politique», le passage de la situation actuelle à «zéro importation de produits riches en protéine», prendra des décennies, préviennent-ils. Leur étude sur «les stratégies alimentaires visant à diversifier les sources de protéines utilisées dans différents systèmes de production animale dans l’UE», commandée par la DG Agriculture devrait être publiée le 24 mai. Pour réduire la dépendance de l’UE aux importations de protéines végétales, Ils recommandent une liste de mesures: diversifier les approvisionnements (notamment avec l’Ukraine), renforcer temporairement les aides de la Pac (via les aides couplées, mais aussi les programmes opérationnels et l’assurance récolte), soutenir la recherche ou encore lancer «des campagnes de sensibilisation incitant les consommateurs à acheter des produits d’origine animale nourris avec des aliments produits dans l’UE, exempts de déforestation et sans OGM». Ces conclusions devraient alimenter les discussions en cours sur l’avenir de l’agriculture de l’UE.