En comparant le génome de l’aleurode du tabac à des séquences codant pour les protéines chez les végétaux, des chercheurs de l’Inrae sont parvenus à identifier près de 49 gènes transférés des plantes vers cet insecte ravageur. La plupart de ces gènes, précise un communiqué de presse, ont même un «rôle connu dans les relations entre les plantes et leurs parasites, comme des gènes permettant de produire des enzymes qui dégradent les parois des cellules végétales». Les chercheurs rappellent dans leur article que «les virus ont été identifiés comme des potentiels vecteurs» pour ce type de «transferts horizontaux» de gènes. Or l’aleurode, soulignent-ils, «est connue pour transmettre plusieurs douzaines de virus, dont certains peuvent se reproduire dans les cellules végétales». De nombreux cas de ce type de «transferts horizontaux», reconnaissent les chercheurs, ont par le passé été «rejetés et liés à des contaminations bactériennes». Mais leurs résultats, maintiennent-ils, seraient robustes, alors qu'ils ont été confirmés chez trois souches distinctes d’aleurodes. Dès 2020, une première étude menée par des chercheurs argentins avait permis d’identifier un transfert de gènes conférant à l’aleurode «la capacité de neutraliser des toxines de défense produites par les plantes», rappelle l’Inrae.
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