La Coordination rurale (CR), reçue le 30 mai par Marc Fesneau, a fait part de ses inquiétudes au nouveau ministre de l’Agriculture, entre «flambée des coûts de production et agriculture en crise». Les charges que subissent les agriculteurs et éleveurs, «et notamment celles liées aux matières premières, ne cessent d'augmenter», selon un communiqué. Conséquence, le coût de production du blé tendre est, en mars 2022, «60% plus élevé que celui de l'année 2020». «On a besoin d’une sécurisation des prix et des quantités» d’intrants, souligne à Agra Presse le président de la CR, Bernard Lannes, demandeur d’un état des lieux sur les disponibilités en engrais pour la campagne à venir. Le ministère l’a informé, après enquête dans l’agrofourniture, qu’«il n’y aurait pas d’entente pour faire monter les prix» des engrais azotés. Par ailleurs, la contractualisation «ne permet toujours pas d'obtenir des prix rémunérateurs», a regretté le syndicat minoritaire: «Les contrats doivent être remis à plat et les marges mieux réparties.» Les céréaliers qui ont vendu une partie de leur récolte avant l’envolée des prix doivent pouvoir «renégocier», considère Bernard Lannes, invitant les organismes stockeurs à se réunir avec les syndicats pour faire «une exception Ukraine».
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