Dans le dossier de la tarification de l'eau, «les fédérations sont revenues vers nous en début d'année, car elles avaient besoin d'aide à l'investissement. Des discussions sont engagées», a indiqué le secrétaire général à la planification écologique (SGPE), Antoine Pellion, lors d'une audition à l'Assemblée nationale le 30 mai. Début décembre, l'ex-Première ministre Élisabeth Borne avait annulé son projet d'encadrement haussier de la redevance pour prélèvement sur la ressource en eau, dont le tarif est fixé et le produit prélevé par les agences de l'eau. Ces discussions nationales devraient atterrir à l'automne dans le cadre du projet de loi de finances (PLF). Pour l'heure, des négociations sont en cours «dans toutes les agences», indique Éric Frétillère, président d'Irrigants de France. Elles seront particulièrement suivies en Adour-Garonne, où une hausse avait été adoptée peu avant le rétropédalage d'Elisabeth Borne, et finalement «gelée» pour un an après d'importantes manifestations. La discussion avance, une troisième réunion de négociation est prévue en juin, en vue d'une finalisation «à la rentrée» de la redevance 2025, estime Éric Frétillère. Son syndicat se dit ouvert à une hausse «acceptable», à condition d'un «retour à l'agriculteur», via notamment des assouplissements des conditions d'accès à certains financements. C'est à l'issue de ces négociations locales qu'une discussion s'engagera «sur des orientations nationales», estime Éric Frétillère.
Abonné