Dans le cadre de leur master à l’école de droit de Science Po, trois étudiants ont publié, le 10 juin, une série de recommandations pour renouveler la «gouvernance des algues vertes» en Bretagne. Leurs travaux étaient encadrés par David Kanter, professeur d'études environnementales à l'université de New York et vice-président du International Nitrogen Initiative. Dans leur rapport, les étudiants ont fait le choix de ne pas concentrer leurs mesures sur les agriculteurs eux-mêmes, mais sur les autres acteurs des filières agricoles : entreprises de l’agroalimentaire, chambres d’agriculture, banques, assurance, distribution… Selon les auteurs «l’insuffisance des politiques publiques actuelles est au moins partiellement lié au manque de considération du poids majeur» de ces opérateurs. Ils proposent ainsi une séparation vente et conseil des engrais azotés, une TVA «différenciée selon l’empreinte azotée des produits», une «obligation de vigilance» des entreprises de l’aval, un étiquetage du bien-être animal, une meilleure prise en charge des plantations de haies, et la «création» de marchés des effluents (lisier, fumier).
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